Atelier d’initiation aux bols chantants et au gong à Lyon

Pendant un bain sonore, vous êtes allongé et vous écoutez. L’atelier d’initiation inverse la position : vous passez derrière les instruments. Faire chanter un bol, réveiller un gong sans le brusquer, savoir quand s’arrêter. Voici ce que recouvre cette initiation à Lyon 4e, et ce qu’elle ne prétend pas être.

À qui s’adresse l’atelier

Le plus souvent, à des personnes qui ont déjà vécu un bain sonore et qui sont reparties avec une question : comment produit-on ces sons ? D’autres viennent parce qu’elles ont acheté un bol chantant, ou en ont reçu un, et qu’il reste muet ou se met à grésiller dès qu’elles essaient de le frotter.

Aucune pratique musicale n’est nécessaire. Le geste de base s’acquiert vite. Ce qui demande plus de temps, c’est l’écoute : entendre ce que l’instrument fait vraiment, et ajuster sa main en conséquence.

Le bol chantant : frapper, puis frotter

On commence par la frappe, parce qu’elle permet d’entendre le son propre du bol : sa note, la durée pendant laquelle il résonne, la manière dont il s’éteint. Le bol repose sur un coussin ou à plat sur la paume, les doigts éloignés de la paroi. Un doigt posé contre le métal suffit à étouffer une partie des harmoniques, et c’est souvent la première chose que l’on corrige.

Vient ensuite le frottement, qui donne le son tenu. Le maillet se tient droit, comme un crayon, et fait le tour du bord avec une pression régulière et une vitesse constante. Le son ne vient pas tout de suite : il monte au bout de quelques tours.

Quand le bol grésille

C’est la difficulté que tout le monde rencontre. Le bol vibre trop fort, le maillet rebondit contre le bord et le son se transforme en crépitement. Deux réglages suffisent généralement : ralentir le mouvement, ou appuyer un peu plus. Avec un bol rempli d’eau, la note change et l’eau se met à frémir, ce qui rend visible la vibration que l’on entendait seulement.

Si vous avez votre propre bol

Apportez-le. Travailler sur l’instrument que vous utiliserez chez vous est plus utile que d’apprendre sur un autre, et c’est aussi l’occasion de comprendre pourquoi il sonne comme il sonne.

Le gong : commencer bas

Le gong impressionne, et le premier réflexe est souvent de frapper trop fort. Or un gong frappé brutalement à froid produit un choc sonore, pas une nappe. On apprend donc à le réveiller : une série de frappes légères avec une mailloche feutrée, qui mettent progressivement toute la surface en vibration. C’est seulement une fois le gong ouvert que l’on peut monter en intensité sans agresser l’oreille.

L’endroit de la frappe compte autant que la force. Près du centre, le son est plus grave et plus rond. Vers le bord, il devient plus clair. Le gong se joue aussi en frottement, avec une mailloche à boule de caoutchouc qui fait apparaître des sons longs et glissés, proches d’un chant de baleine.

Enfin, il faut savoir arrêter un gong. Poser la main à plat sur le métal coupe la résonance. C’est un geste simple, mais il change la manière dont un passage se termine.

Écouter avant de jouer

Une partie de l’atelier se passe sans rien jouer. Écouter un bol jusqu’à son extinction complète, repérer les battements quand deux bols proches sonnent ensemble, entendre comment le même gong change selon l’endroit de la salle où l’on se tient. Ces exercices d’écoute sont ce qui permet ensuite de doser son jeu, notamment le volume, qui est la principale chose à surveiller quand on joue pour d’autres personnes.

Ce que l’initiation n’est pas

L’atelier s’intitule « initiation à la sonothérapie », parce que c’est le mot que la plupart des gens recherchent. Il ne délivre pas pour autant de titre ni de certification, et il ne prépare pas à accompagner des personnes en souffrance. Au Son du Gong propose de la relaxation par le son, pas un soin : un bain sonore ne se substitue à aucun traitement médical.

Concrètement, vous repartez avec les gestes de base sur le bol et le gong, des repères pour jouer chez vous ou pour vous-même, et une oreille plus attentive lors de vos prochains bains sonores.

Questions fréquentes

Faut-il avoir déjà participé à un bain sonore ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est utile. Avoir entendu un bain sonore de l’intérieur aide à comprendre ce que l’on cherche à produire quand on passe derrière les instruments.

Faut-il acheter des instruments avant l’atelier ?

Non. Les gongs et les bols sont sur place. Il est même préférable d’attendre la fin de l’atelier pour acheter : vous saurez mieux quel son vous recherchez et comment tester un bol avant de le choisir.

Y a-t-il des contre-indications ?

Les mêmes que pour les bains sonores : la pratique est déconseillée aux personnes porteuses d’un pacemaker, aux personnes épileptiques et aux femmes enceintes de moins de trois mois ou de plus de huit mois. En cas de doute, signalez-le avant l’atelier.

Passer derrière les instruments, à Lyon 4e.

Atelier d’initiation aux bols chantants et au gong, sur les pentes de la Croix-Rousse.

Réserver l’atelier d’initiation

À lire aussi : bols chantants et gongs, ce que vous entendez pendant un bain sonore.

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